Comment mettre le feu dans un dossier judiciaire ?

LA BALISTIQUE DU DROIT…OU, EN ARGOT DE PALAIS, COMMENT METTRE LE FEU DANS LES AFFAIRES D’UN HOMME

Par Raphaël Berger – jeudi 01 mars 2018

 » Quiconque a eu à faire avec l’institution judiciaire connaît l’esprit de chicane qui peut y régner. La procédure se veut la garante de l’équilibre des intérêts en présence au procès. Mais conjuguée à la faillite endémique de moyens de l’institution judiciaire française, qui ne peut plus faire face à la demande croissante de droit, elle donne la part belle aux généraux d’artillerie, ainsi en capacité de développer des batteries de moyens et procédures, plus ou moins dilatoires, pour faire échec à une prompte issue du dossier. A l’heure où une énième réforme de la justice est en discussion, et nous y reviendrons dans une note ad hoc, vous constaterez, dans notre impromptu de ce mois (rubrique suivante), que rien n’a vraiment changé encore depuis 1815…

La suite sur village-justice.com , un site d’experts pour une justice à inventer.

 

Une solution pour que le citoyen contrôle les écrits d’avocats

Mes propres avocats ne m’ont pratiquement JAMAIS fait contrôler leur dernier écrit avant l’audience, si bien qu’au final c’est du  » n’importe quoi « . 

Il faudrait légiférer pour que toute pièce fournie par l’avocat à un magistrat soit paraphée, validée, signée par le citoyen.

Pour une confiance réciproque, ce dernier point est fondamental et valable pour chacune des parties. Aujourd’hui nous avons à faire à des entreprises. Si vous choisissez un avocat, votre dossier a de forte chance d’être sous-traité ( tel a été mon vécu aux trois niveaux, au TGI, en Cour d’appel et en Cour de Cassation !!! ).

Lorsque vous achetez un bien ou un service, vous paraphez et signez les pages du contrat ( acte notarié, dossier bancaire… ). Actuellement le contrat entre l’avocat et le citoyen est limité aux honoraires. Il est donc indispensable que les responsabilités de chacun soit connues et plus visibles, « Je vous fais confiance mais pas pour dire n’importe quoi en mon nom parce que c’est moi qui paye les conséquences de vos écrits et de votre parole ».

Lorsque vous confiez votre destin à un auxiliaire de justice, vous n’êtes plus maître de votre vie. Aujourd’hui, vous ne validez pas ses écrits et contrôlez encore moins ses paroles. Des dérives incontrôlables naissent pour l’une ou l’autre parties qui s’opposent, voire même pour les deux… Et les audiences n’en finissent pas où l’avocat gagne sa vie et le citoyen la perd, d’un point de vue financier. Seul le citoyen a encore plus à perdre.

Je laisse la conclusion à Maître Berger, reprise de cet article : « de cette confrontation, naîtra la certitude que nous parlons tous de la même chose. La décision de justice, bonne ou mauvaise, pourra ainsi être le reflet de la réalité de la situation traitée. Et ce sera, un peu mieux, Justice. »

 

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